| Questions de Vie

Le témoignage de Marie Thérèse

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Témoignage de Marie Thérèse



Je suis la 4ème et la seule fille d’une famille de 5 enfants.
A l’âge de 5 ans, ma mère a quitté mon père. Celui-ci buvait et
était violent. Mes deux frères aînés, de 20 et 18 ans sont restés
avec mon père, le 3ème était parti de la maison. Une famille
totalement éclatée.
Pendant un an, ma mère m’a placé dans un internat catholique
jusqu’à ce que le divorce soit prononcé. Ma mère me rendait
visite une fois par semaine et je suis, ensuite, retournée vivre avec elle.
Pendant une année, j’allais chez mon père un jour par mois,
j’avais 6 ans 1/2.
Mon père me posait plein de questions sur ma mère, cela me gênait. Je ne comprenais pas. Difficile pour une petite fille de 6 ans 1/2.
Mon père ne payant plus la pension alimentaire, il avait perdu son droit de visite. Il venait donc à l’école pour me voir. La
directrice venait me chercher, là encore j’étais gênée,
embarrassée et je ne me sentais pas normale par rapport à mes camarades de classe.
Ma mère s’est remariée, je n’acceptais pas mon beau-père. Cela s’est intensifié à l’adolescence mais je gardais tout pour moi.
A 18 ans, j’ai entendu parler du Seigneur ; à 20 ans, je me suis
convertie, c’était Ie plus beau jour de ma vie, car une vie
nouvelle s’ouvrait devant moi. Je me suis mariée et j’ai eu 3
filles (merveilleux cadeaux de Dieu). Au bout de quelques années, lorsque j’allais chez mes parents pour leur rendre visite, en repartant je pleurais, pourquoi ? Je cachais mes larmes, c’était ma souffrance.
Lors d’une réunion de prière, j’ai eu une vision d’une main
qui allait au plus profond de moi-même pour faire remonter des
choses. Lesquelles? J’ai prié et Ie Seigneur m’a montré que
j’avais besoin d’aide. L’épouse de mon pasteur m’a un peu
aidée, elle m’a prêté un livre « Dieu un cœur de père ».
Tout en priant, j’ai commencé à lire ce livre. Je l’ai vite refermé.
Au bout d’un certain temps, j’en ai repris la lecture et là, je
pleurais devant Dieu en lui disant « je n’ai pas eu de modèle de
père, alors comment pourrais-je t’accepter comme tel ? ».
Un dimanche matin avant Ie culte j’ai discuté un peu avec l’épouse de mon pasteur.
La souffrance intérieure était si forte que cela m’était insupportable. J’ai crié à Dieu, la souffrance est partie et j’ai vécu un culte béni dans l’Esprit.
Le lendemain matin à mon réveil, Ie Seigneur me montrait des ruines : j’étais assise au milieu d’elles et je pleurais. J’ai crié
intérieurement « Seigneur ! ce n’est pas ma place ?! ».
Ces ruines représentaient toutes les blessures qui se sont accumulées depuis ma petite enfance jusqu’au moment de la délivrance.
Je les avais enfoui au plus profond de moi-même. Dieu m’a demandé de pardonner à ma mère, à mon père, à mon beau-père et à mes frères.
Lorsque j’ai fait cette démarche, je me suis jetée dans les bras grands ouverts de mon père céleste.

Le pardon est une puissance de délivrance. Si tu as vécu des choses similaires aux miennes, sache que Dieu peut te délivrer comme il l’a fait pour moi.

Dieu a vraiment un cœur de père